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11 octobre 2013

Portraits de Créateurs: Stéphane Baré


Parles-nous un peu de toi, de ton parcours ?

Après des études d'histoire je me suis consacré en autodidacte à la photographie que je pratique parallèlement à mon travail dans l'Education Nationale.
Je me suis formé à l’école du reportage, de l'humain et du spectacle. Petit à petit la photographie a pris de plus en plus d'importance dans ma vie.
Après le spectacle de rue, le jazz, c'est la danse qui me passionne aujourd'hui.


Parle-nous un peu de ton univers. Qu'est ce qui t'inspire, quelles sont tes influences?

Le spectacle, la musique, la rue, le mouvement, la vie font partie de ce que je veux saisir.
Les photographes qui m'ont influencé sont parfois éloignés de mon univers : Irving Penn, Helmut Newton, Sebastiao Salgado, Joseph Sudek.

Copyright@Stéphane Baré

Quelles sont tes techniques de prédilection, les matières, les matériaux que tu aimes travailler ?

La couleur, la lumière, les ombres, le mouvement sont les éléments essentiels de ma photographie. J'utilise les faibles profondeurs de champ et les décalages  de mise au point pour focaliser le regard sur l'essentiel.

Bien qu'ayant longtemps pratiqué le noir et blanc, la couleur s'impose à moi actuellement. Je photographie à de hautes sensibilités avec une lumière souvent très faible et avec des contrastes violents, la matière, le grain, le flou ne me gênent pas.

Enfin un élément qui ne se voit pas mais qui est très important pour moi, la musique. Elle est très souvent la porte qui me permet d'entrer dans un spectacle.

Copyright © Stéphane Baré


Tu imagines et réalises de A à Z  tes créations (œuvres). Qu'est- ce que créer signifie pour toi? Qu'apprécient ceux qui connaissent déjà et suivent ton travail?

Non, je ne réalise pas tout. Je laisse le tirage à ceux dont c'est le métier. Je ne suis pas assez patient pour remplir ce rôle essentiel. Photographier, trier, faire les corrections élémentaires, réaliser des films photographiques ou la mise en page de flyers nécessitent déjà beaucoup de temps et de technicité.

Créer, c'est pour moi capter des moments, révéler des situations que les autres ne voient pas, l'émotion et l'équilibre du mouvement, la présence des hommes et leur jeu théâtral.

Au-delà d'une simple retranscription de spectacles et d'un travail de captation de l'instant, je veux chercher à retranscrire mes émotions. Ma photographie se situe plus dans la sensation que dans le conceptuel et le réfléchi. Je pratique une photographie de l'instant, rapide, avec très peu de temps pour le cadrage et la composition.

Un spectacle me propose des situations que j'essaie de saisir, il s'agit d'une « collaboration ».
Mon ambition est donc d’apporter un « supplément de vue », comme on pourrait dire un supplément d’âme, en dévoilant une posture, en révélant une harmonie subtile ou une rupture insaisissable. Je pense que c'est cela qui plaît à ceux qui apprécient mes images.


Pour ceux et celles qui découvrent ton monde, peux tu le résumer en  3 mots ?

Ombre, lumière, mouvement.

Pour en voir plus :

22 mars 2013

Portraits de Créateurs : Philippe GALLEGO


Aujourd'hui le portrait de Philippe , qui nous accompagnera et exposera ses oeuvres avec nous au Viaduc des Arts en fin d'année (plus de détails très bientôt).

C'est Dominique (ZÉBULINE), qui nous à fait découvrir cet artiste plasticien-fondeur. Philippe montera donc du Sud (pusiqu'ils ont déjà un point commun autre que le talent !) et vous ne devez absolument pas le rater !

De la poesie pure, du caractère et un travail de la matière dur, brut, précis. Bref du vrai et de l'authentique !



Parles-nous un peu de toi, de ton parcours ?

Un profond intérêt pour l’art depuis l’adolescence. 

Le dessin, la photo, un peu plus tard la sculpture comme si la troisième dimension réclamait un mûrissement. 
Puis le désir d’acquérir un savoir faire pour libérer les mains des contraintes techniques de l’autodidacte. Les bronzes de mon ami sculpteur Guy Fages me poussent à sauter le pas, j’apprendrai la fonderie d’art pour couler mes propres pièces. 

Neuf mois de formation chez un Maître et me voilà autonome avec devant moi un territoire merveilleux à découvrir.

©Philippe GALLÉGO
 
Parle-nous un peu de ton univers. Qu'est ce qui t'inspire, quelles sont tes influences?

Mon univers s’oriente très vite vers mes passions.        
                                                                     
A douze ans je me rêvais sur le pont de la Calypso coiffé d’un bonnet rouge ou photo reporter de guerre comme Robert Capa ou Donald Mc Cullin.  Trente ans plus tard l’amour de la faune marine l’a emporté.  Une grande partie de mes pièces rend hommage à cet univers sous marin qui m’intrigue et me captive. 

La vie sur terre est apparue dans les océans. Les êtres qui naissent, vivent et meurent dans ce milieu sont peut-être les dépositaires d’une mémoire ancienne, originelle. Je tente de  les faire parler pour comprendre un peu, juste un peu.          
      
Je les traite sur un mode imaginaire, libre de toute interprétation. Pour ce qui est des influences, j’ai beaucoup de mal à me réclamer d’un mouvement, d’une lignée. J’ai mes coup de cœur et mes « maîtres  vénérés » encore que le « ni Dieu ni Maître » me hante avec délice. Je préfère la rhéotaxie négative qui est la seule démarche originelle de tout individu (tous au dico et bonne chance !) .

©Philippe GALLÉGO

Quelles sont tes techniques de prédilection, les matières, les matériaux que tu aimes travailler ?

La fonte des métaux et du bronze en particulier comporte une dimension alchimique non négligeable qui attise curiosité et passion. 

J’ai découvert dans cet univers des possibilités surprenantes. Il faut aussi accepter de « désapprendre » pour faire rentrer la poésie et le hasard dans la maison.                                                                                                                                

Créer des originaux avec des matériaux fragiles, délicats et périssables dans le temps, leur offrir une part d’éternité en substituant leur matière par du bronze, il y a comme un contrat Faustien ou si l’on veut vivre éternellement il faut d’abord perdre sa substance d’origine.

©Philippe GALLÉGO

Tu imagines et réalises de A à Z  tes créations (œuvres). Qu'est- ce que créer signifie pour toi? Qu'apprécient ceux qui connaissent déjà et suivent ton travail?

Mon carburant essentiel est la liberté de créer ce que je veux, sans contrainte.

Que la vision puisse devenir une réalité palpable et que j’y trouve l’émerveillement et la jouissance. 

C’est un travail solitaire mais il faut de temps en temps être confronté au monde extérieur, sortir de sa grotte pour recevoir le regard des autres parce qu’il s’agit, ne l’oublions pas, d’une expression, d’un échange et que tout émetteur doit rencontrer son récepteur.  

Les matériaux que j’utilise aboutissent à des bronzes qui ne ressemblent pas à ceux que l’on a l’habitude de voir. 

L’effet de surprise et les questions accompagnent souvent le premier contact. Les bronzes dentelle sont devenus ma marque de fabrique, ils sont reconnaissables par leur différence.


©Philippe GALLÉGO

Pour ceux et celles qui découvrent ton monde, peux tu le résumer en  3 mots ?

A – Qua – Tique.


Le site de Philippe : gallego-expo.com


                                                                                                                                                                                                                                                                    

19 décembre 2012

Portraits de Créateurs : yfNa

Tiens un portrait de créateur ! Enfin de créatrice..

Aujourd'hui, on vous présente Fanny Richard qui se cache derrière yfNa

Et on aime yfNa. Vraiment beaucoup. C'est poétique (ce mot là reviendra souvent), sobre mais pas trop élégant... 
On espère vraiment avoir l'occasion d'exposer avec Fanny .


Parles-nous un peu de toi, de ton parcours ?

J'ai d'abord commencé par des études de design textile. Un univers de matières, de couleurs, de motifs dans lequel j'ai exploré les savoirs-faires textiles comme la teinture aux plantes, la sérigraphie, le papier végétal....Puis je me suis tournée vers la terre qui est pour moi une complémentaire du textile.

C'est une autre matière à exprimer qui m'a amenée vers le volume.


pots céramique yfNa Fanny Richard
Horizons par yfNa
pots céramique yfNa Fanny Richard
Horizons par yfNa


 Comment décrirais-tu ton univers ? Qu'est-ce qui t'inspire, quelles sont tes influences ?

Mon univers est surtout empreint de notre environnement naturel. Je puise mon inspiration dans une couleur, une lumière, un ciel, un paysage ou encore une feuille.... Dans tous les cas, l'envie d'exprimer une idée vient du fait que j'ai été émue, questionnée par ce que j'ai ressenti !

Souvent le dessin m'accompagne dans la mise en place d'une nouvelle pièce; il est un guide qui m'aide à être plus précise dans mon propos, à prendre du recul.


Pots yfna aimons nous inscriptions braille
Aimons Nous par yfNa - Déclinaisons de "s'aimer" en braille


Quelles sont tes techniques de prédilection, les matériaux que tu aimes travailler ?

Dans mon atelier, je n'utilise que les terres de grand feu, c'est à dire les terres qui cuisent à hautes températures comme la porcelaine et le grès.

Certes je suis céramiste mais aussi designer textile et cette pluridisciplinarité je tire aussi mon amour pour la diversité des matières. D'ailleurs, je travaille en ce moment sur un projet de pièces ou terre et feutre se rencontreraient !

Fanny Richard créatrice céramiste yfNa
Fanny Richard, artiste et créatrice d' yfNa


Tu imagines et réalises de A à Z tes créations. Qu'est-ce que créer signifie pour toi ? Qu'apprécient ceux qui connaissent et suivent déjà ton travail ?

J'essaie juste, modestement, de traduire la poésie que nous offre sans cesse ce monde. De ce que j'entends des gens que je rencontre et qui me parle de mon travail, les mots douceur, poésie, féminité reviennent souvent...


Lignes de Vie par yfNa

Lignes de Vie par yfNA

Lignes de Vie par yfNa



Pour ceux et celles qui découvrent ton monde, peux-tu le résumer en trois mots ?

Venez découvrir curieux !

Le site d'yfNa : www.yfna.fr



Vous pourrez retrouver les oeuvres de Fanny du 8 Février au 30 Mars 2013 en boutique sur le thème de l'Appartement  chez :


TALENTS 
Boutique des Ateliers d'Art de France
1bis rue Scribe
75009 PARIS
Métro Opéra



19 novembre 2012

ART PRIME : Culture, Art et Handicap

La semaine pour l'emploi des personnes handicapées s'est terminée hier.

Aujourd'hui, on vous parle d'une association géniale, ART PRIME, que nous avons connue grace à Sylvie LENFANT, artistre peintre de talent, qui expose avec nous, Une bouffée d'Art Frais.



ART PRIME, c'est d'abord une association crée en 2004 dont l'objectif est de donner un coup de projecteur sur le handicap, de changer le regard que l'on peut y porter, via la création, l'art et la culture.

En tant que collectif d'artistes handicapés et valides, ART PRIME est sollicitée par de nombreuses structures publiques ou privées, entreprises et collectivités afin de sensibiliser au handicap dans l'entreprise et promouvoir l'embauche de collaborateurs handicapés. Vous pourrez voir sur le site, une liste impressionnante de références.

Comme pour beaucoup de choses dans la vie, l'Art est un moyen très efficace en tant que véhicule émotionnel et ludique, pour amener à penser différemment.

L'équipe propose donc des ateliers de créations, des spectacles vivants, des oeuvres collectives, musique, performances... au quatre coins de la France.  Cela crée une mixité  entre les personnes valides et handicapées, un rapprochement qui nous semble plutôt évident, mais apparemment il y encore du boulot !

Nous on adore.

Alors, on arrête d'enfermer les gens dans des boites, de les classer par catégorie et on avance !

19 octobre 2012

Portraits de Créateurs : Bohemian At Heart, bijoux et accessoires

Aujourd'hui, nous nous penchons sur le cas Bohemian At Heart, la marque créée par Aurélie Martini, l'une des instigatrices du collectif, parce que oui, nous exposons nous aussi !

Parles-nous un peu de toi, de ton parcours ?
Je m'appelle Aurélie, je crée des bijoux en métal, d'inspiration folk et rock et depuis peu des accessoires en laine, comme des cols et des headbands...

Mon parcours est parsemé de changements d'orientation à vrai dire. J'ai arrêté le lycée tôt, passé un CAP d'esthétique qui m'a appris plein de choses mais ne m'a jamais servi et essayé de trouver ma voie. Je me suis finalement formée au maquillage professionnel.


Ce n'est qu'en 2009-2010 après avoir rencontré Zébuline alias Dominique CHEHWAN au sein de la coopérative dont nous faisons partie toutes les deux, que ma vision des choses a évolué.  Je la remercie vraiment pour son aide, ses conseils et m'avoir prise sous son aile.


Je me suis vite retrouvée prise à mon propre jeu, car j'ai voulu, presque par défi, créer mes propres bijoux, puisque je ne trouvais pas vraiment ce que je cherchais, ou que les modèles qui me faisaient rêver était financièrement inaccessibles. Je me suis vite rendue compte que c'était ce qui me convenait. Je suis une autodidacte revendiquée et depuis je suis créatrice à plein temps.


Parles-nous un peu de ton univers. Qu'est ce qui t'inspire, quelles sont tes influences?
La musique est l'influence la plus grande pour moi. Un mélodie, un morceau, une ambiance, un titre de chanson même, va me donner l'idée d'un bijou !

Je suis passionnée par les années 60 et 70 anglo-saxonnes (américaines et anglaises). J'en aime la mode, l'esthétisme, la culture, la littérature et évidemment la musique. C'est un vivier d'idées tant les influences qui régissent ces périodes sont variées. Je pioche naturellement dans les codes folk et rock de l'époque.

En ce qui concerne les bijoux, je suis fascinée par l'art Amérindien et Mexicain, l'Orient et plus particulièrement les pays du Maghreb, les Arts premiers et le côté brut des choses en général. Les matériaux donnent aussi le ton, une pierre brute, du métal, du bois, tout peut être prétexte à une idée !
Pour les créations en laine, c'est un peu différent. J'aime l'atmosphère gelée des pays nordiques, le côté rude de l'Amérique du Nord, les paysages d'Amérique du Sud.

Bohemian At Heart c'est le mélange de tout ça, un peu le soleil de la Californie, des paysages de canyons et de déserts, de forêts et de neige, des guitares et des vinyls, un parfum de patchouli, une ballade dans un parc à Londres en automne, quand les feuilles deviennent rousses... C'est être soi avant tout, être ouvert aux autres et être curieux.


Quelles sont tes techniques de prédilection, les matières, les matériaux que tu aimes travailler ?
Je travaille le métal (le bronze, l'acier et le cuivre), et j'adore les possibilités que l'on peut y trouver. Comme je suis autodidacte, j'ai commencé par utiliser la pâte de métal qui était plus simple à appréhender et plus précisément la pâte de bronze. Le métal est donc sous forme de pâte (un peu comme de l'argile). On le met en forme, on le laisse sécher et on le cuit ensuite dans un four spécial, à haute température. Le tout devient du bronze pur et solide.

Avec le temps je me suis mise à travailler de manière plus traditionnelle, c'est à dire avec des plaques de métal que je scie, martèle, grave,  soude, mets en forme et vieillis grace à une patine. J'aime y associer des éléments naturels comme des pierres brutes (turquoises, calcites, améthystes), des pierres météorites, des plumes, des fossiles. Tout cela renforce le côté rustique, presque tribal des pièces.

Pour les accessoires en laine, je crochète principalement. Ce qui m'amuse le plus est d'utiliser des points avec un rendu proche du tricot et de voir l'étonnement des gens, pour qui souvent, le crochet reste quelque chose d'un peu vieillot et très typé. Je choisis des laines de qualité, 100% laine, Alpaga...Pour les modèles d'hiver, le but est avant tout de tenir chaud.


Tu imagines et réalises de A à Z  tes oeuvres. Qu'est- ce que créer signifie pour toi? Qu'apprécient ceux qui connaissent déjà et suivent ton travail?
Tout ça m'est tombé dessus presque par hasard et je ne suis jamais vraiment posé la question! J'ai juste vécu la chose. Je me suis sentie à ma place et je n'ai pas cherché à analyser. Et puis je me suis sentie libre, avec des contraintes bien sur, mais quand même...

Je ne me sens ni vraiment artiste, ni vraiment artisan. J'ai l'impression d'être une fille qui fabrique, qui bricole. Quelque chose de joli, j'ose l'espérer, mais une fille qui bricole!

Je pense que les gens apprécient le fait que quelqu'un, en l'occurrence quelqu'une, ait réfléchi à la façon de faire tenir une pierre sur bout de métal, se soit griffé les mains avec une lime en métal pendant une heure, se soit donné des coups de marteaux sur les doigts, pour créer quelque chose d'unique, d'authentique de vrai, qu'ils s'approprient immédiatement. Presque comme si une connexion s'était crée, comme ça, venant de nulle part et que le bijou avait été imaginé pour eux. 


Pour ceux et celles qui découvrent ton monde, peux tu le résumer en  3 mots ?
Authenticité, Ouverture, Liberté d'esprit

Le site - boutique en ligne Bohemian At Heartwww.bohemian-at-heart.com